Rechercher
  • jsdecasalta

La crise des déchets

J’ai fait le choix de ne pas intervenir sur la crise des déchets jusqu’à présent car je ne voulais pas instrumentaliser l’urgence sanitaire dans laquelle les Bastiais et l’ensemble des Corses ont passé cette fin d’année 2019.

Avec la réouverture du site de Prunelli, la situation s’est nettement améliorée. Mais, nous savons, tous, que le temps est compté avant que les poubelles n’inondent de nouveau nos rues

La gestion des déchets est devenue en quelques décennies un problème majeur dans nos sociétés dites « développées » et la Corse n’y échappe pas. Notre territoire est d’autant plus concerné qu’il importe quasiment tout ce qu’il consomme et qu’en raison de son insularité, il ne peut pas bénéficier de la solidarité des régions voisines même transitoirement pour le traitement des déchets résiduels.

Il apparait évident que la politique de gestion des déchets connait un échec cinglant. Cela s’explique, en grande partie, par l’enfermement idéologique de la majorité territoriale qui, tout en n’assumant pas l’enfouissement veut absolument écarter la valorisation thermique. Une position que la réalité rend intenable.

La stratégie actuelle qui repose sur le triptyque tri sélectif, sur-tri et stockage ne peut que décevoir car elle s’appuie trop fortement sur l’enfouissement.

Aujourd’hui ce sont 160.000 tonnes qui sont enfouies. Demain, même si le taux du tri sélectif et du sur-tri augmente de manière significative, il restera, peut être, 100.000 tonnes, voire 90.000 tonnes. Ce sera un progrès mais cela restera encore insupportable pour notre environnement. D’autant plus ce sera ruineux pour les contribuables avec une taxe à l’enfouissement, qui va passer de 40 € à 110 € la tonne en 2021.

Pour regagner la confiance de nos concitoyens, éviter ces surcoûts et préserver les espaces naturels, ma proposition consiste à intégrer, dans l’éventail des solutions, la valorisation énergétique des déchets préalablement triés.

Je précise immédiatement qu’il n’est pas question de valoriser énergétiquement des déchets bruts comme c’était le cas avec les incinérateurs d’ancienne génération.

Il est totalement faux d’affirmer que la valorisation énergétique et le tri sont incompatibles. Les pays qui l’utilisent, comme l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, le Danemark, valorisent davantage de déchets par recyclage ou compostage que les autres pays.

Mais plus proche de nous, la Sardaigne a vu son tri passer d’un taux de 10% à 60% en 10 ans. Aujourd’hui, grâce aux unités industrielles de traitement, sur-tri, méthaniseurs et incinérateurs, les Sardes valorisent jusqu’à 90% de leurs déchets et n’enfouissent plus que des quantités marginales de déchets résiduels

De plus, les équipements de valorisation énergétique, dont les émissions font l’objet d’un encadrement qui a été fortement renforcé lors des deux dernières décennies, permettront de produire de l’énergie. A cet égard, il faudra étudier un couplage de ce dispositif avec la création d’un réseau de chaleur urbaine. On sait, en général, que l’énergie produite par les réseaux de chaleur permet d’économiser 25 à 30% sur la consommation d’électricité. Ce qui est très important, d’un point de vue écologique, dans une région où la production d’électricité repose sur des centrales fonctionnant au fioul.

L’intérêt de la Corse et des Corses doit s’imposer au conseil exécutif de Corse. Il doit sortir de sa posture dogmatique et mettre à l’étude cette proposition.


0 vue
Elections municipales 2020

Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez nous contacter :

E-mail: jsdecasalta@gmail.com

Tél: 06 11 74 52 98

  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram

Elections municipales 2020 - UNIONE PER BASTIA - PARTAGEONS L'AVENIR - #DECASALTA 2020